PROJET RETOUR DURABLE

  1. Contexte du projet

Pendant la crise qu’a connue le Burundi depuis octobre  1993, plusieurs Burundais, craignant la situation socio-économique et sécuritaire dans laquelle se trouvait le pays, ont fui le pays vers l’étranger. Plusieurs milliers dans les pays limitrophes et un bon nombre d’autres dans les pays Européens et Américains.

Avec le retour progressif de la paix au pays, le Burundi a signé des accords de rapatriement volontaire et librement consenti avec certains pays d’accueil dont notamment la Tanzanie.  En 2008, le Burundi a signé un protocole d’entente relatif à la coopération opérationnelle dans la lutte contre la migration illégale avec certains pays Européens dont notamment la Hollande.

Les procédures d’obtention du statut de réfugié étant longues dans la plupart des pays Européens, la plupart de nos compatriotes passent plusieurs années dans les centres d’accueils. Le séjour dans ces centres d’accueil n’étant pas des meilleurs comme le prétendaient les réfugiés, quelques-uns renoncent à ces procédures et préfèrent le retour volontaire dans le pays d’origine. D’autres passent d’un pays à l’autre et parfois sans aboutissement. Avec ses aventures eux aussi finissent par le  retour forcé ou volontaire.  D’autres obtiennent des papiers de séjours temporaires et après cette période, le renouvellement des papiers est conditionné par la pérennité des motifs avancés dès le départ, ce qui ne rend pas automatique ce renouvellement puisque la situation dans les pays d’origine change du jour au lendemain. Dans les pays Européens, le mouvement de refus de renouvellement des papiers pour les ressortissants Burundais a commencé avec l’évolution de la situation sécuritaire depuis 2005. En Hollande par exemple, ce pays a changé sa politique intérieure  sur les réfugiés depuis 2006, les demandeurs d’asile qui avaient comme motif l’insécurité ont vu le refus de  renouvellement de leurs papiers de séjour.  Cependant, il faut reconnaitre que certainement  il y’aura certaines personnes qui choisiront le retour au pays.

Ces personnes qui viennent de passer plusieurs années en dehors de leur patrie rencontreront certainement des problèmes au retour et probablement des problèmes de réintégration socioéconomique. Ils ont par conséquent besoin d’une  information sur le pays d’origine.

 Ces personnes auront donc besoin d’un suivi et d’un accompagnement pour se rassurer que le retour et la réintégration se fasse dans la dignité.

Pour cela plusieurs associations Hollandaises se sont mises ensemble pour pouvoir faciliter le rapatriement de ces Burundais en leur octroyant un paquet retour pouvant les accompagner dans la période de réintégration au pays d’origine.

Au pays d’origine, la Ligue Iteka qui milite pour la promotion et la défense des droits de l’homme, se fixe l’objectif de collaborer avec le bureau de médiation au retour, une organisation Hollandaise, qui aide et appui le retour volontaire pour le suivi des retournés. Dans cette collaboration, la ligue Iteka fera notamment le suivi de la réintégration des Burundais qui rentrent de leur propre gré et qui ont eu la facilitation du bureau de médiation au retour, en vue de s’assurer que leur rapatriement et réintégration se fasse dans la dignité.

La Ligue Iteka s’engage à œuvrer dans le respect des droits et libertés des personnes bénéficiaires tels que reconnus par les lois et les conventions nationales, régionales et internationales dont le Burundi est parti notamment le respect et la dignité de la personne humaine, la liberté de mouvement et le respect de la vie privée.

  1. 2.       Cible du projet

Tous les retournés volontaires de la Hollande ayant passe par.

  1. 3.       Nos prestations

La Ligue Iteka fournit  de :

L’information  a Maatwerk des  informations sur la situation réelle au pays dans le but de bien préparer les candidats au retour

L’accueil des candidats au retour et arrange  leur hébergement et autres contacts préliminaires

 Un appui à  l’obtention des documents  administratifs en cas de besoin

Aider à la réintégration professionnelle et l’identification des emplois potentiels

Fournir des informations en rapport avec l’assistance Juridique et Judiciaire (Ecoute, orientation)

Mobilisation de l’assistance auprès des partenaires  tels que les organes étatiques, les ONGs, les IMF et les représentations diplomatiques.

Faire le suivi de la bonne utilisation de contributions financières et matérielles octroyés aux rapatriés par le Bureau Médiation au retour.

 1.4 Résultats

La Ligue Iteka  a déjà  accueilli 42 retournés  et a fait le suivi de  toutes ces personnes en leur donnant  des conseils en vue de démarrer leurs projets, en leur cherchant des logements temporaires, les papiers administratifs et en les mettant en contact avec les services de l’Etat et autres organisations.

La Ligue Iteka se félicite que la majorité d’entre eux ont réussi la réintégration grâce au soutien financier de Maatwerk.

Une association propre aux retournes de l’Europe a vu le jour grâce aux conseils qui leur ont été fournis.35 sur les 42 retournes  ont fait leur adhésion.

  1. 5.       Un exemple réussi

Un de ces retournes qui s’est vite mis au travail a réussi un bon atelier de soudure qui lui a permis non seulement de se prendre en charge mais aussi de se construire un villa dans la capitale Bujumbura.

Trois de ces retournes ont déjà réintégré le travail qu’ils avaient avant d’aller en HOLLANDE.

  1. 6.       Les défis

La ligue Iteka étant une organisation nationale de défense et de promotion des droits de la personne humaine, se sent gênée de ne pas apporter une assistance à d’autres rapatriés de l’Europe faute de moyens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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